Des origines du Grand Meaulnes

Recherche dans les lieux d’enfance d’Alain Fournier

du départ de l’écriture de son célèbre roman.

Jean-Claude Chevrel a utilisé l’outil photographique pour retrouver, mettant en scène les lieux de l’enfance d’Alain Fournier, scrupuleusement conservés, les éléments matériels ou immatériels, l’ambiance si particulière et sensible que l’on retrouve au fil des pages du roman

Tour a tour onirique ou réaliste, entre nostalgie et aventure, aux confins de l’étrange et du merveilleux, l’ouvrage prend sans ambiguïté ses racines en pays Boischaut, au cœur du Berry, et particulièrement au sein de cette école d’Epineuil- le-Fleuriel (devenu Ste Agathe dans le livre), dans laquelle Henri-Alban Fournier, fils de l’instituteur, a passé toute son enfance et une partie de son adolescence,

Occupant ses jeudi après-midi et ses soirées a lire les innombrables livres et romans de la petite salle des archives ou des greniers de l’école, en compagnie d’Isabelle, sa petite soeur.

On peut envisager que cette lecture assidue des David Copperfield, Robinson Crusoé, La Petite Fadette, Les Chasseurs de Caoutchouc, Le Tour de France de deux enfants, et autres Jules “Verne, etc, non seulement ait aiguisé son sens littéraire, mais aussi, dans la solitude des lieux, les nuits glaciales de la chambre a l’étage avec sa porte bloquée entr’ouverte sur le dédale des greniers déserts, au cœur d’un Berry atemporel, ait entraîné un imaginaire hors du commun, et constitué un terreau idéal pour les prémices du Grand Meaulnes.

Le centenaire du roman en 2013, et le centenaire de la mort d’Alain Fournier  ont été le prétexte du photographe pour replonger le spectateur dans un univers oublié (ou inconnu pour les plus jeunes), mais aussi les inciter a lire ou relire ce best-seller, considéré comme l’un des romans les plus importants du XXé siècle,

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